09 juillet 2008

Premiers mots

C'est le moment c'est l'heure. Ecrire enfin ce premier texte sur ce premier blog. Un premier texte qui, je l'espère, comme le premier verre ouvrira sur d'autres mots pour dire les maux qui m'interpellent. Enfin réaliser cette résolution, d'un espace pour mes mots, prise ce jour où j'ai lu le message de fin d'année 2007 du président de mon pays. Après plus de plus de vingt cinq ans de règne, il promettait de s'attaquer au problème de pénurie en eau de Yaoundé, la capitale politique du pays. Quel visionnaire! Depuis cet aveu d'échec, les événements se sont précipités. Des jeunes ont investi les rues pour crier leur faim, mêlés à de plus aguerris politiquement réclamant le départ de l'imposteur. Fidèle à sa surdité, le pouvoir n'a pas entendu l'invitation à s'effacer. Il a invoqué le principe de l'ordre publique pour faire des criminels des forces de maintien de l'ordre. Fidèle à son autisme, Biya a poursuivi l'exécution d'un projet dont l'impopularité le discute à l'égocentrisme: la modification sélective de la constitution faisant sauter le verrou limitant le nombre de mandats présidentiels à deux. Au motif qu'une telle limitation, à laquelle l'énergumène avait souscrit il y a une décennie lorsque l'enjeu politique était de donner les gages d'une adhésion à la philosophie démocratique, était anti-démocratique. Rien que çà! La réalité a éprouvé la promesse et Biya a confirmé son choix. Il préfère jouer dans la division des Bongo Omar et autres Déby. Il préfère le déshonneur de la mort au pouvoir à la prestance d'une sortie assumée et responsable. Ainsi se comportent quelques irresponsables politiques d'Afrique sub sahariennes. Ainsi d'une façon ou du notre quelques irresponsables politiques, par des choix douteux influencent-ils l'existence de chaque noir de la planète.
Au plan personnel, ma première paternité m'a fait prendre conscience de la rapidité de l'évolution technologique portée par le NTIC. Pour espérer réduire l'écart entre la maîtrise qu'aura mon fils de cet outil et moi, il faut écrire pour exprimer mes vues sur la société autrement qu'on ne le faisait hier.
En espérant que vous qui vous assiérez face à mes pages honorerez l'invitation que je vous fais de réagir à mes mots. A nos maux.
Paix à vous!

Posté par segou à 23:06 - Permalien [#]